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 En Afrique du Sud, l’avenir économique passe par le bio... |
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Une douce révolution est en train de se mettre en place en en Afrique australe. Dans les vergers de l’est du Cap, après des décennies de culture traditionnelle, les agriculteurs ont décidé d’en finir avec les engrais et pesticides.
Souci d’écologie ? Non, dans les pays émergents tels que l’Afrique du Sud, le passage à des modes de culture biologiques est davantage dû à des raisons économiques qu’à des raisons idéologiques.
La demande mondiale en matière d’agriculture biologique est, en effet,en forte expansion, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Or, la main d’œuvre importante nécessaire à ce type de culture est peu onéreuse en Afrique du Sud – salaire minimum d’un employé agricole en zone rurales : 885 rand, soit environ 80 € par mois. La conversion au bio est donc réalisable à peu de frais à ce point de vue, mais elle garantit surtout aux exploitations agricoles profit et sécurité financière. De fait, l’agriculture bio représente non seulement une activité rentable mais, plus encore, une véritable manne pour ces régions aux sols pauvres offrant peu de rendements. Ainsi, selon une estimation, les ventes de produits agricoles bio représentaient en effet 5 millions de rands (monnaie officielle d’Afrique du Sud) en 2003 et 155 millions en 2005(environ 16 millions d’euros) ; une croissance exponentielle étant également attendue pour 2006/2007 selon l’organisation sud africaine du commerce biologique.
Le citron, la vigne, le raisin, le thé, la tomate, la pomme de terre et le bio-fuel en provenance d’Afrique du Sud rejoignent dorénavant de plus en plus largement les étals américains et européens, promettant qui plus est de créer dans leur pays de production plus de 100 000 emplois d’ici 2014. Heureuse conjoncture qui fait cette fois coïncider développement écologique et économique.
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